Mòshkamo : un réveil attendu depuis très longtemps

Par Scott Simpson

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Faut dire que ça a pris du temps, mais enfin, une institution publique de grande envergure donne une place significative et permanente aux arts autochtones. À son lancement, le Théâtre autochtone du Centre national des Arts est devenu le premier département national de théâtre autochtone au monde et prend sa place aux côtés du Théâtre français et du Théâtre anglais du CNA. On inaugure sa première saison avec les festival Mòshkamo : Le réveil des arts autochtones qui a débuté le 11 septembre dernier et qui se termine le 29 septembre.

Pour une première saison, l’équipe du CNA a vraiment pensé à tout : une procession de canots pour lancer les célébrations, pas moins de cinq pièces de théâtre, plusieurs projets présentés avec l’Orchestre du CNA, une expérience immersive en réalité virtuelle, en plus d’un concert de Jeremy Dutcher. J’ai eu la chance et l’honneur de participer à plusieurs événements depuis le lancement et même pendant les présentations plus difficiles, il y a un sentiment de célébration qui relie l’ensemble de la programmation. Mòshkamo, c’est vraiment une célébration du talent et de la diversité des communautés culturelles autochtones du Canada.

Il semble également y avoir une emphase sur la force et la résilience des femmes autochtones ainsi que sur leurs vastes talents. La dramaturge Samaqani Cocahq (Natalie Sappier), auteure et compositrice de la pièce Finding Wolastoq Voice, mentionne que « contribuer à une saison qui inclut autant de femmes inspirantes, intrépides, et stimulantes me donne le sentiment d’avoir une responsabilité de continuer sur le bon chemin... pour aider d’autres femmes et filles à faire de même. »

ARIA EVANS (©ANDRE REINDERS). GRAPHISME : AURA ( MONIQUEAURA.COM ).

ARIA EVANS (©ANDRE REINDERS). GRAPHISME : AURA (MONIQUEAURA.COM).

Et nous, en tant que spectateurs, avons la responsabilité de participer et d’écouter ce grand éventail d’histoires qui nous sont présentées dans le cadre de cet événement réellement unique. Heureusement, ce ne sont pas les occasions qui manquent d’ici la fin du festival; voici un aperçu de la programmation à venir :

Pour Amy Ede, agente de communication et du marketing pour le Théâtre autochtone, l’équipe derrière cette excellente première est « en plus d’être émus par les pièces qui ont été présentées, participe [à l’événement] pendant que la communauté autochtone reprend l’espace que nous avons aidé à créer, c’est ce qui nous remplit de joie, nous motive, et nous guide dans nos prochaines étapes. » Nous sommes choyés d’avoir l’occasion de s’imprégner de manifestations artistiques dans toutes ses formes le temps de 19 jours. Je ne peux penser à une meilleure façon d’inaugurer cette première saison du Théâtre autochtone, une première saison qui donne déjà hâte à la prochaine.