FME 2018 : une pépinière de découvertes

 Klaus au Cabaret de la dernière chance / Photo : Christian Leduc

Klaus au Cabaret de la dernière chance / Photo : Christian Leduc

Par Julien Venne, collaborateur spécial

En cette longue fin de semaine, Le Pressoir a pris la route pour se délecter de la savoureuse programmation de la 16e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue. Notre objectif étant de pister des formations musicales à vous recommander, nous espérons vous aider à ne pas les manquer lorsqu’elles passeront dans notre coin de pays.

Nous avons eu la chance d’assister à de nombreux concerts rock tissés de foudres et de flammes. Parmi ceux-ci, notons les formidables prestations de Galaxie (le guru Olivier Langevin était-il réellement parmi nous?), Johnny Mafia (pensez à The Strokes sur les stéroïdes), Yonatan Gat and the Eastern Medicine Singers (un spectacle s’amorçant par du rock garage qui se métamorphose par la suite en une prophétie amérindienne), Yamantaka // Sonic Titan (un train à vapeur cosmique qui carbure au art-rock métal) et Teke::Teke (pop-punk enveloppé d’une esthétique japonaise psychédélique). La programmation du FME étant merveilleusement diversifiée, nous avons également été charmés lors de spectacles débordants de somptueuses envolées (Jesse Mac Cormack, Constellation Nightclub et surtout Karkwatson). Entre tout ça, on a dansé sur des grooves familiers (Random Recipe, The Brooks, Mehdi Cayenne, un artiste d'Ottawa) et on s’est laissés surprendre par des artistes nouvellement célébrés (notre plus précieuse découverte étant la formation Klaus).

Occupant tout le territoire de Rouyn-Noranda, le FME fait vibrer la ville dans un cadre exceptionnel. On parle ici d’un événement qui se déroule sur quatre jours et qui propose aux festivaliers une multitude de salles et de contextes dans lesquels apprécier les artistes. Cette situation, couplée du fait que la programmation était réellement exceptionnelle, permet de constater que la musique contemporaine est en pleine forme. Faire une telle prise de conscience en région nous oblige à souligner que les organisateurs du FME sont des visionnaires dont le travail marquera à tout jamais l’Abitibi et le Québec tout entier.

Le Pressoir