Le festival Fringe d'Ottawa : la découverte au sens propre

  Karma Karma Karma Karma Karma Chamedian

Karma Karma Karma Karma Karma Chamedian

Par Scott Simpson

Pour un gars originaire d’ici, je commence à réaliser que j’ai manqué ben des affaires au fil des années. Par exemple : le Festival Fringe d'Ottawa, qui célèbre cette année sa 22e édition. Lorsque j’entre dans le Théâtre de la Cour des arts pour voir une performance de la pièce Karma Karma Karma Karma Karma Chamedian du comédien Australien Josh Glanc, ça me frappe de ne jamais avoir participé au Fringe d’Ottawa, et que je n’avais jamais mis les pieds à la Cour des arts. Pitoyable. Mais bon, me voici, je vais tenter de rattraper le temps perdu.

Il y a quelque chose de pur au concept Fringe. Pour ceux qui s’y connaissent mal, le format « fringe » fait son apparition en Écosse en 1947, et le concept est exporté en Amérique du Nord en 1982 grâce au Festival Fringe d’Edmonton. On trouve maintenant 33 différents festivals fringe en Amérique du Nord, dont 21 au Canada; tous régis par le Canadian Association of Fringe Festivals (CAFF.) Règle générale, un festival fringe se résume à :

  • Une célébration du théâtre expérimental et indépendant ;

  • La sélection des participants est aléatoire, habituellement par le biais d’une loterie ;

  • Chaque spectacle est présenté plusieurs fois au cours du festival ;

  • 100 % des profits de tous les spectacles sont versés à l’artiste ;

  • On y trouve de tout, allant du très bon au … moins bon.

Mon enthousiasme initial est très rapidement tempéré par la logistique des choses, et je finis par voir seulement deux spectacles : la pièce mentionnée ci-dessus et A Brief History of Petty Crime de Jimmy Hogg. Mais disons que c’est tout ce que ça a pris pour que je devienne un adepte de cet événement. Ça rassemble un mélange assez éclectique de gens, y a un côté participatif très prononcé, c’est bien géré et communiqué. Mais surtout, c’est plaisant, chose rare dans ces temps lugubres et incertains.